Le déni, ça suffit ! est une association qui s'adresse à tout le monde, sans distinction d'âges ni de fonctions.
Rentrons directement dans le vif du sujet.
Qui n'est pas témoin, au quotidien, de violences imposées aux autres ?
Qui n'a pas été tenté de détourner les yeux ?
Ici, notre réponse est : personne.
Heureusement, de nombreuses associations dénoncent déjà la violence des agresseurs et prennent à coeur le soutien aux victimes.
Au sein du déni, ça suffit ! l'alerte est portée sur notre trop fréquente passivité de témoins. Sur nous tous et toutes.
Résignation, justification, banalisation ... autant de stratagèmes pour nous protéger et rester dans l'aveuglement.
Là est notre priorité, participer à remettre entre nos mains assez de légitimité et de responsabilité pour faire face à ces violences. Le déni, ça suffit !


Le déni * est une mise à l’écart, à la fois volontaire et inconsciente, ponctuelle ou prolongée, d’une partie de la réalité. Cet aveuglement a la fonction de protéger d'une expérience d'impuissance ou d'une émotion. Il présente aussi l’inconvénient d’empêcher la prise en compte de la réalité et le mouvement de la vie. 


* Le déni est à distinguer du clivage, mise à l'écart ponctuelle et consciente d'une réalité pour mobiliser son énergie sur une priorité sans être distrait par la surprise ou l'événement. Comme Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent : "J'y réfléchirai demain" gage de maîtrise de la situation. Dans le déni, elle aurait ignoré le danger qu'elle avait provoqué.
Scarlett O'Hara

Le confort du déni

Comment ne rien changer dans notre façon de vivre ? Comment rester dans l'illusion pour ne rien bousculer dans notre façon de voir ? Comment ruser pour maintenir nos croyances ? Nombre de formules passe-partout telles que "oui mais..." ou "c'est pour ton bien" sont là pour ça. Autant de clés qui nous permettent de nous conforter dans le déni et ses bénéfices incontestables. Alors, sans plus attendre, pour aiguiser notre discernement et sortir de notre passivité, jetons un oeil sur ces expressions.

"oui mais..."

est une tromperie. Ni accueil, ni rencontre, ni remise en question. Le "oui" est une arnaque, le "mais" exprime volonté de contrôler, d'avoir raison et insiste pour le prouver. Il affirme surtout le choix de ne rien changer. "Oui" comme un pas en avant mais reculade manifeste avec le "mais".

"c'est pour ton bien"

Je me donne le droit de savoir mieux que toi, de décider pour toi, de penser pour toi, de sentir à ta place et ainsi de te nier le droit d'exister. Sous prétexte d'amour ou de bienveillance, tu deviens objet de ma volonté de te contrôler.

"je n’ai pas le choix"

Au lieu de reconnaitre que j'avais des options entre lesquelles j'avais la liberté de faire ou non un choix satisfaisant. Au lieu de reconnaitre que je n'ai pas choisi de payer le prix d'une décision courageuse. Au lieu de m'approprier ma juste responsabilité.





à suivre...

Des métaphores qui en disent long

(texte à venir)

le syndrome de la grenouille

(texte à venir)

l’assiette d’épinards

(texte à venir)

"..."

(texte à venir)



Mark






Le choix des mots

De la violence à la pédocriminalité

La violence est manque de respect sous toutes ses formes.
C’est imposer sa volonté au mépris des besoins de l’autre.
C’est refuser de le prendre en considération comme sujet.
C’est ignorer ses droits : ses émotions, sa parole, son intimité.
C’est miser sur sa peur d’être abandonné pour créer dépendance, voire soumission.
La maltraitance est ce qui caractérise une relation où le respect n’est pas prioritaire.
Elle est la privation du statut de sujet à quiconque, quelque soit son âge, son état de santé, son degré de maturité ou d’autonomie, son comportement …
Elle est synonyme de carence : d’attention, de soins, de protection, de la prise en charge des besoins et de la sécurité.

La violence sexuelle est l’abus de pouvoir exercé sur le corps de la victime.
Elle est manière de libérer pulsion, tension, mal-être sur quelqu’un sans son consentement.
Elle est destruction de l’intime et de l’estime de soi.
Elle est source de honte, de culpabilité et de perte en confiance en l’autre.
La pédosexualité, contrairement à l’abus sexuel, est le fantasme de relations sexuelles entre un(e) adulte et un(e) mineur(e), sans passage à l’acte.

La pédocriminalité est l’imposition d’une violence sexuelle sur mineurs.
C’est un double abus de pouvoir.
C’est réduire l’enfant à un statut d’objet par la manipulation (chantage, menace, intimidation, séduction). C’est se l’approprier comme objet de jouissance ou de consommation. L’inceste en est un exemple ...
C’est travestir une autorité d’adulte en toute-puissance d’ogre afin d’enfermer le jeune dans une impuissance muette et un secret honteux, aggravés par le traumatisme du déni.